Entre Notre-Dame et Saint Benoît…

Alors que les premiers rayons d’un soleil de septembre rappellent encore les chaudes journées d’été passées à se prélasser sur la plage, le séminaire Notre Dame de l’Espérance fait sa rentrée en fêtant joyeusement l’arrivée de huit propédeutes et de six séminaristes en premier cycle. Chacun se présente, on échange des paroles et des bières, et nous voilà lancés.

Parrainés par de bienveillants séminaristes plus expérimentés, les petits nouveaux sont rapidement intégrés à cette grande famille. On leur présente la maison, ses usages et ses recoins les plus secrets. Rapidement, le recteur du séminaire dévoile le thème général de l’année : la fraternité ! Vaste programme pour des jeunes gens qui n’ont pas forcément l’habitude de la vie communautaire. Fort heureusement, le père Laurent Tournier leur explique le fonctionnement cyclique de la maison : ils rejoignent quelques confrères pour former ensemble le premier cycle, en plus d’être placés dans une équipe de service (dont le but est plutôt de traiter les petites tâches quotidiennes). Comme chacun le sait, le premier cycle est constitué par les séminaristes en année de discernement Notre-Dame-du-Chemin, ainsi que ceux en première et en deuxième année.

Mais un cycle, à quoi ça sert ? Pour répondre à cette question, le père Karl-Aymeric de Christen choisit d’emmener ses séminaristes au bord de la Loire, à l’abbaye de Fleury. Ce « weekend de cycle » commence par la désormais traditionnelle balade en canoé sur les lacets de la Loire. Les séminaristes embarquent à Lion-en-Sullias pour rejoindre Saint-Benoît dans l’après-midi. Il leur faudra plus de cinq heures pour accomplir ce périple sur des flots qui, sans être tout à fait déchaînés, cachent tout de même de beaux bancs de sable dans lesquels il ne faut pas s’engager… au risque de rester coincé ! Dès le départ, chacun aide son copilote ou son voisin afin de monter dans ces embarcations biplaces. On se donne quelques conseils, on se motive, on fait la course, en bref, on construit la fraternité. De toute évidence, le cycle a l’air d’être un lieu pour grandir en amitié avec ses frères.

Après cet exploit sportif, il est grand temps de partir à la découverte d’un haut lieu du monachisme occidental : l’abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire. Généreusement hébergés par les frères, les séminaristes ont pu assister à la belle liturgie bénédictine soutenue par les chants grégoriens. Car le cycle est aussi le lieu pour grandir spirituellement : il s’agit de fonder sa relation avec le Christ par une vie de prière et de louange intense. Par ailleurs, les nouveaux ont pu s’initier à la prière de la liturgie des heures grâce à l’enseignement des anciens.

Hélas, le charmant séjour à Saint-Benoît-sur-Loire se termine déjà ! Afin de renforcer l’esprit d’équipe et de fonder spirituellement ce début d’année, le père de Christen, directeur de cycle, choisit d’emmener les séminaristes de première et de deuxième année à l’abbaye de Bouzy-la-Forêt, deux semaines plus tard. Pendant ce temps, ceux en année Notre-Dame-du-Chemin se rendaient au Carmel de Micy. Mais que ce soit chez nos sœurs bénédictines ou carmélites, l’objectif était le même : entamer un discernement et présenter les enjeux d’un cycle désormais appelé « étape des études philosophiques ou de la formation du disciple ». Aussi, plongés dans un silence monastique et soutenus par la prière des religieuses, les séminaristes ont pu boire à la Source du salut et y puiser les forces pour l’année qui commence…

séminariste de 1e année

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