A l’origine, un projet un peu fou, travailler en dehors du séminaire alors qu’il y a une montagne de travaux dans notre enceinte...

Pourquoi ? Si nous avions creusé, ruminé et approfondi toute l’année la fraternité, il n’en restait pas moins qu’en avril, nous n’avions pas vécu collectivement cette fraternité à l’égard de tiers en besoin. Œuvrer ensemble pour forger une fraternité interne et l’orienter vers les autres, voilà l’intuition qu’a eu le conseil de communauté. Le Carmel de Micy s’est rendu disponible à ce projet, pour notre plus grand bonheur.

Les sœurs ont répondu à notre sollicitation en nous confiant deux chantiers, la mise en place de pas japonais pour signifier un chemin, puis la confection d’un bûcher, c’est-à-dire un abri pour protéger leurs bûches de la pluie. Initialement prévu pour garder le bois des scouts, il est si bien réalisé qu’il faudra vérifier que les scouts ne s’installent pas dessous tout bonnement.

séminaristes construisant un bucher

Mise en place de pas japonais, le 13 mai

  • Techniquement très compliqué.
  • Florian L. et François-Xavier.


  • DANS la CLÔTURE des sœurs. (Très rare…)
  • Sous le soleil. (Agréable)

Construction du bûcher, le 24 mai

  • Techniquement assez commode.
  • Florian L., François-Xavier, Marcel (fait des erreurs tout le temps), Florian D. (Se prend pour le chef), Florent (n’a pas touché un outil…), Fr. Ambroise. (Inefficace et bruyant)
  • HORS de la CLÔTURE. (Moins rare…)
  • Sous la pluie et un orage fracassant. (Moins agréable)
séminaristes construisant un bucher

Récapitulons, nous avions deux tâches d’ampleur, que nous avons entrepris sur deux jours différents, faisons place à une petite analyse pour comprendre davantage les enjeux qui étaient présents. Grâce à cette comparaison, vous comprendrez aisément à quel point la fraternité a pu grandir entre nous lors de ces travaux

Mais revenons plus particulièrement à la construction du bûcher qui se déroula sur une journée complète contrairement à la pose des pas japonais, seulement sur une matinée. Le 24 mai commença par la messe au petit matin avec nos chères sœurs carmélites. Au séminaire, chacun apprécie leur belle liturgie, douce et rythmée. A l’issue de ce temps de prière, Sœur Marie nous expliqua le projet, nous montra les plans, et enfin, nous pûmes nous mettre au travail pour améliorer la praticité et la beauté de leur parc. Construire un bûcher n’est pas chose commode (cf. tableau comparatif), cela nécessite de l’organisation, de la rigueur, de la technique. Heureusement, une des richesses de l’Église est sa diversité, d’ailleurs le séminaire en est largement pourvu. Notre petite équipe révéla de beaux talents : mesurage, sciage, vissage, clouage… Et pour le moins vif, prise de photos. Eh oui, c’est presque le plus important dans notre ère de la communication...

Après une matinée harassante, le véritable festin préparé par les sœurs, avec du pain fait maison de très grande qualité, refit nos forces, nous redonna du cœur à l’ouvrage, et nous reprîmes, fringants, nos travaux commencés le matin. Merci de bien noter que le repas n’est qu’une piètre motivation comparée aux sourires des carmélites, à leur gentillesse et à leur accueil si attentif (par exemple elles connaissaient nos noms avant que nous arrivions). En outre, elles prient pour la communauté du séminaire, pour que nous recherchions Dieu de toutes nos forces et choisissions le chemin de son Fils.

La structure terminée, l’équipe put installer la toile sur la toiture et fixer les voliges, en attendant de poser les tuiles qui manquaient, c’était la fin d’une journée de dur labeur. La communauté remercie les sœurs pour leur accueil et chaque séminariste pour sa contribution unique à la fraternité.

François-Xavier Boulard - Diocèse de Sens-Auxerre - 1e année

séminariste en 1e année