La relecture pastorale

Le séminariste hors du séminaire

Il n’est pas rare de penser qu’un séminaire est une sorte de maison où de jeunes gens suivent des cours pour devenir prêtres. Or, la formation des séminaristes ne se réduit pas à un enseignement. Un temps non négligeable de leur formation a lieu dans des paroisses de leur diocèse.

Cette « insertion pastorale » contribue au discernement de leur vocation, mais aussi à un apprentissage pratique du « métier de curé ». Le séminariste participe à la vie paroissiale, vit quelques jours avec le curé, rencontre des fidèles, prend part aux célébrations et autres temps forts. On lui confie également quelques activités pastorales : catéchèse, catéchuménat, visite des malades, secours catholique, groupe de prière et de partage, etc. Chemin faisant, il est invité à s’impliquer dans la préparation aux sacrements (baptême, mariage) et même à prendre la parole lors de célébrations eucharistiques.

Si les cours sont « sanctionnés » par des examens, l’insertion pastorale est évaluée par ce que l’on appelle une « reprise d’insertion ». Elle a lieu deux fois par an et permet de déterminer le profil pastoral du séminariste. Concrètement, le candidat au presbytérat présente lui-même ses activités, mais aussi la manière dont ces expériences le façonnent et l’aident à découvrir ce que signifie être pasteur dans l’Église diocésaine. Cette présentation se poursuit par un échange avec le curé et ses formateurs. À l’issue de la reprise, on indique au séminariste quelques points d’attention tout en l’encourageant à poursuivre son engagement.

P. Xavier GUÉ, directeur de la 6ème année, Diocèse de Tours


séminaristse en insertion pastorale