Le Séminaire Interdiocésain d'Orléans, Blois, Bourges, Chartres, Nevers, Sens-Auxerre et Tours

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Des joies nouvelles

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Et votre joie, nul ne vous l’enlèvera. (Jn 16, 22)

La vie au séminaire est joyeuse, non parce qu’elle serait faite de plaisirs, mais parce que des joies nouvelles émergent dans nos vies.

Notre joie fondamentale, c’est celle de l’appel personnel de Dieu. Le percevoir au fond de soi, c’est entendre l’appel à être heureux. Y répondre de tout son être, c’est entrer progressivement dans une joie qui nous est donnée et qui est une force pour avancer.

Cette vraie joie va en s’accentuant et en s’approfondissant. On la puise dans l’expérience forte de communion et de prière vécue au quotidien : vivre ensemble au rythme de la liturgie de l’Eglise, de la prière personnelle, de la vie communautaire. Cette joie n’est pas nourrie de plaisirs superficiels mais elle vient de cette conviction que chacun porte en lui : « Je suis à la place où Dieu me veut maintenant et je veux lui offrir ma vie. »

Cela ne signifie pas que les combats spirituels sont absents - on ne rentre pas parfait au séminaire ! - mais les exigences de la conversion du cœur, au lieu de nous attrister, suscitent un enthousiasme lorsque je comprends qu’elles me rendent plus libre pour servir le Christ. Ne pas se mettre en avant mais se laisser convertir par la grâce, c’est comme un « basculement » vers la joie.

Au long de ces années de formation, nous connaissons aussi la joie d’entrer plus avant dans la connaissance du mystère du Christ, à travers nos études, la méditation de la Parole de Dieu… Comme aussi la joie d’entrer plus avant dans la communion de l’Eglise, lors de nos insertions dans les paroisses ou lors du passage de nos évêques au séminaire…

C’est également en accomplissant des services concrets, que nous éprouvons cette joie propre de celui qui accepte de sortir de lui-même pour aider. Là, je découvre qu’une relation se passe avec le Christ, et qu’en réalité je suis beaucoup plus porté par ce que je reçois de l’autre que par ce que je peux lui donner.

Enfin, il y a cette joie que l’on expérimente, à mesure que l’on franchit les étapes importantes qui nous acheminent vers l’ordination : la joie du don de soi-même, lorsqu’on fait l’expérience de « se dessaisir » de sa propre vie pour la remettre entre les mains de Dieu, entre les mains de l’Eglise, entre les mains de son propre évêque. Cette joie-là est un fruit de l’Esprit Saint.

Vous êtes pour vos évêques comme "la pupille de l'œil" ; (…) Vous êtes la joie de vos évêques qui regardent l'Église diocésaine à travers le séminaire et qui s'y rendent présent par les éducateurs. Vous êtes un don pour l'Église, qui lui permet de se tourner avec confiance vers l'avenir. Le peuple de Dieu tout entier se réjouit lorsque des jeunes acceptent de se préparer au sacerdoce, indispensable pour sa croissance et sa sanctification.

Jean-Paul II, Message adressé aux séminaristes
en vue de la veillée de prière pour les vocations,
le 21 août 1997, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris,
au cours des XIIemes Journées mondiales de la jeunesse



Dimensions : humaine - spirituelle -