Le Séminaire Interdiocésain d'Orléans, Blois, Bourges, Chartres, Nevers, Sens-Auxerre et Tours

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Un peu d’histoire

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En 1967, après le concile Vatican II, les évêques de la Région Apostolique Centre décident de regrouper leurs séminaires : Orléans accueille le second cycle, tandis que le premier cycle se déroule à Tours. Cependant les effectifs diminuant, il devient nécessaire de trouver une nouvelle formule.

En octobre 1980, Mgr Jean-Marie Lustiger, alors évêque d’Orléans, relance le Séminaire en ouvrant un premier cycle, avec l’appui des autres diocèses de la Région apostolique. Les évêques confient alors l’animation du séminaire à la Congrégation de Jésus et Marie (les Eudistes) en collaboration avec des prêtres diocésains.

Puis, dans les années qui suivent, le Séminaire se développe et offre l’ensemble du parcours – les six années - de formation complète vers le ministère presbytéral.

Le Séminaire d’Orléans est érigé canoniquement en février 2000 – C.D.C. 237 §2 – en Séminaire « interdiocésain », avec l’approbation, par la Congrégation pour l’Education Catholique (Rome), des statuts signés des sept évêques des diocèses fondateurs : Blois, Bourges, Chartes, Nevers, Orléans, Sens-Auxerre et Tours. Les évêques des diocèses fondateurs assument collégialement la responsabilité du séminaire. Ils délèguent l’un d’entre eux, habituellement l’évêque du diocèse où est situé le séminaire - Orléans -, pour les représenter dans l’exercice de l’autorité épiscopale, comme interlocuteur du Supérieur et de l’équipe animatrice du séminaire et pour suivre la vie du séminaire.

Le Séminaire interdiocésain d’Orléans reçoit les séminaristes des diocèses fondateurs mais aussi accueille des séminaristes d’autres diocèses et de congrégations religieuses.

En septembre 2003, le dernier séminaire dit « d’aînés » de France, sous la responsabilité des Eudistes, initialement à Vienne en Isère, vient continuer sa mission à Orléans. Il y prend le nom de « Communauté Notre-Dame-du-Chemin » et s’intègre au sein du Séminaire interdiocésain d’Orléans, tout en gardant sa spécificité. La Communauté Notre-Dame du Chemin essaie d’offrir une remise à niveau intellectuelle, en une année scolaire, à des adultes, jeunes et moins jeunes, - (d’où le terme d’«aînés ») possédant déjà une expérience professionnelle mais n’ayant pas fait d’études secondaires. Ainsi, des personnes ne disposant que d’un niveau d’études et de connaissances élémentaires peuvent entrevoir un chemin vers la prêtrise.

Aujourd’hui l’ensemble du Séminaire interdiocésain d’Orléans compte 48 séminaristes dont 6 pour la communauté Notre-Dame-du-Chemin.

 

Et avant 1967 ...

 

L’ouverture d’un séminaire à Orléans remonte à la fin du 17e siècle.

Ce premier séminaire fut installé en 1670, par Monseigneur Pierre du Cambout de Coislin dans les anciens locaux du chapitre Saint- Avit. Mais l’espace s’avéra vite insuffisant, et Mgr de Coislin entreprit alors de racheter tout le quartier compris entre les actuelles rues Dupanloup et des Bons Enfants d’une part, du Bourdon Blanc et Serpente de l’autre ; au début du XXe siècle, cet espace deviendra le lycée de jeunes filles –lycée Jeanne d’Arc- de la ville d’Orléans. C’est aux Sulpiciens que l’on fit appel pour diriger le séminaire. Ils y restèrent jusqu’à la période révolutionnaire où ils refusèrent de prêter serment ce qui entraîna la fermeture du séminaire.

Les études, à l’époque, s’étendaient sur quatre années. La première était consacrée à la logique et à la physique, les trois autres à la théologie. En 1793, les lieux sont transformés en prison, et ce n’est qu’en 1825 que le séminaire revint dans ses anciens locaux. Il y restera jusqu’à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ou, plus exactement, jusqu’en décembre 1906.


C’est donc il y a cent ans, le 1er juillet 1909, après un passage de deux ans rue Pasteur, que Mgr Touchet, évêque d’Orléans, inaugure une «nouvelle école de théologie». Celle-ci est située au 1 cloître Saint-Aignan. Les locaux avaient appartenu aux Ursulines, interdites d’enseignement par la loi de 1904 et contraintes à l’exil. Celles-ci avaient acquis les lieux en 1810 et avaient fait quelques travaux d’agrandissement. Elles ont su cependant préserver la terrasse construite par ordre de Louis XI et dont subsistent encore aujourd’hui deux échauguettes, face aux quais de la Loire.

Quelle vie menait-on au séminaire en ce début du XXe siècle ? Le père Lenoir nous en donne une idée.
Entré en 1919, ce qu’il dit de la vie au séminaire ne changera guère jusqu’à la fin des années 50 : "C’était à l’époque une bâtisse assez inconfortable. […] Le régime de la maison était dur et fatiguant. A 5 heures, réveil qu’un de nos confrères, «l’excitateur», réalisait en venant nous saluer au nom du Seigneur. Il était quelquefois mal reçu ! A 5 h et demi, méditation dans la salle commune, avec des positions diversifiées, c’est-à-dire un quart d’heure agenouillé, un quart d’heure assis et un quart d’heure debout. […] Après les études de la matinée se situait, avant le déjeuner, l’examen particulier : moment de recueillement et aussi, avouons-le, parfois de quelque récréation. […]
Nous vivions véritablement une vie d’étude et de prière, un peu monacale, mais dont j’appréciais, avec mes confrères, l’authenticité et le sérieux. […]"

Un prêtre enseignant et 19 séminaristes tombèrent au cours de la guerre de 1914-1918. En 1930, les lieux sont devenus trop petits et Monseigneur Jules-Marie Courcoux, évêque d’Orléans depuis 1926, décide de les agrandir vers l’ouest et de construire un nouveau réfectoire en bordure de la rue Coligny. Mais au fil des ans, les effectifs diminuent et, en 1967, les évêques de la Région Apostolique Centre décident d’ouvrir le premier cycle du séminaire à Tours ...