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Prêtre diocésain : pourquoi ?
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La grandeur de la mission

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Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur (Jr 3, 15).

 


Par ces paroles, le prophète Jérémie annonce que Dieu ne laissera pas son peuple sans pasteur qui le rassemble et le guide. L’Eglise, peuple de Dieu, fait toujours l’expérience de la réalisation de cette promesse : le Christ lui-même est ce Bon Pasteur qui l’accompagne jour après jour (1) . Et il a confié à ses apôtres la charge de paître, à sa suite, le troupeau de Dieu.

Si les évêques sont les successeurs des apôtres, les prêtres sont leurs collaborateurs. Ils reçoivent ainsi la charge de veiller sur les communautés qui leur sont confiées : ils les rassemblent, les instruisent, veillent sur chacun de leurs membres, portent le souci des plus petits et des plus pauvres. Par le ministère des sacrements, ils leur donnent la vie même de Dieu ! Ils sont ainsi témoins de la miséricorde du Bon Pasteur qui connaît chacune de ses brebis et en prend soin.

Si tous les prêtres, par leur ordination, sont au service de l’Eglise universelle, les prêtres diocésains ont plus spécialement partie liée avec le peuple de Dieu qui vit sur un territoire donné (2) . Rassemblés en presbyterium autour de l’évêque, ils sont solidaires des hommes et des femmes de leur diocèse dont ils partagent l’histoire et dont souvent ils gardent la mémoire. Toute leur vie, au gré des événements et des situations, ils seront au service de ce peuple et leur présence permanente sera signe de la proximité du Christ.

(1) Jean-Paul II, Je vous donnerai des pasteurs, (Exhortation apostolique Pastores dabo vobis), 1992, §1

(2) Voir : Les prêtres diocésains. Leur ministère et son avenir en France. Documents Episcopat, 1999, n°4-5

Le prêtre, un pêcheur d’hommes : « Que veut donc dire : « pêcher des hommes » ? Cela veut dire : ramener les hommes à l’air libre, dans l’immensité de Dieu, dans l’élément vital qui leur est préparé. A vrai dire, celui qui est arraché à ses habitudes commence toujours par se défendre, ainsi que Platon nous l’a décrit d’une manière pénétrante dans le mythe de la caverne. Celui qui s’est habitué à la mer pense qu’on lui enlève la vie lorsqu’on l’amène à la lumière. Il s’est épris de l’obscurité. Voilà pourquoi être prêtre n’est pas une entreprise commode. Mais il n’existe rien de plus magnifique et, humainement parlant, de plus beau.
Il y aura certainement de nombreuses tentatives inutiles. Mais c’est tout de même une tâche merveilleuse que d’accompagner des êtres humains sur le chemin qui conduit à la lumière et aux grands espaces.

Lorsque j’ai commencé, il y a trente-cinq ans, j’avais peur de ce qui pouvait se passer. Mais j’ai très tôt et souvent expérimenté à quel point est vrai la promesse du Seigneur qu’il rend dès cette terre le centuple de ce qui a été apporté. Certes, cela ne va pas sans tribulations, mais le Seigneur tient sa promesse (Mc 10, 29s).

Cardinal Ratzinger extrait d’une homélie prononcée en 1986, à Toronto,
au St Augustin’s, Seminary, in « Serviteurs de votre joie,
méditations sur la spiritualité sacerdotale » édition Fayard, 1990.



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