Histoire d’un nom

Il y a quelques décennies, l’entrée au séminaire se faisait à un âge très jeune (18-20 ans) pour beaucoup de séminaristes. Existaient alors en France plusieurs séminaires dits « de vocations tardives » ou « séminaire d’aînés ».

Ils accueillaient des adultes dont la vocation à la prêtrise s’est éveillée – à l’époque – relativement tard ou, pour d’autres, dont l’entrée au séminaire semblait difficile de par leur niveau de formation intellectuelle. Ces séminaires étaient une quinzaine en 1945. Ils offraient une formation spécifique de telle sorte que les candidats puissent entrer dans un grand séminaire classique sans trop de difficultés. Dans les années 1990, il ne restait plus qu’un seul séminaire d’aînés situé à Vienne (près de Lyon).

En septembre 2003, cette communauté de formation s’est installée à Orléans, au sein même du Séminaire interdiocésain d’Orléans. Elle y a pris le nom de « Communauté Notre-Dame-du-Chemin », un nom évocateur pour l’itinéraire proposé…

Mais aussi un nom en lien avec l’histoire du lieu. L’église Notre-Dame-du-Chemin était au départ une chapelle, l’Evêque d’Orléans, Agius, par une charte qui a été conservée, donna au chapitre de la Collégiale Saint-Aignan d’Orléans, l’autorisation de sa construction en 854 ; elle devient église paroissiale au 13ème siècle sous le vocable de Saint-Aignan-le-vieux. Au cours de son histoire, elle fut détruite en 1428 et 1562 ; à chaque fois réédifiée, et rendue au culte en 1617, elle fut vendue en 1791, et servit de salpêtrière et de magasin, puis en 1878 elle disparu complètement. Elle se situait derrière le séminaire actuel. Dernière trace de cet édifice : tout près de l’évêché, l’impasse Notre-Dame-du-Chemin !… mais loin d’être une impasse, le chemin tracé aujourd’hui par la Communauté Notre-Dame-du-Chemin est largement ouvert sur l’avenir.