La terre sous ses pieds

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Confortablement installé dans la bibliothèque Yves de Chartres pour travailler ma dissertation, je suis brutalement tiré de ma lecture par un tremblement de terre. J’ignorais qu’Orléans fût située sur une faille.

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Je m’apprête à me glisser sous la table lorsque je me souviens que le chantier a commencé ! Les fameux travaux de rénovation du séminaire ! Et sous mes pieds se trouve la chapelle, première phase du chantier.

Le recteur avait pourtant été très clair : CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC ! Mais la tension est à couper au couteau. Au mépris des objurgations lancées en réunion communautaire, je me risque à jeter un coup d’œil. A l’extérieur, un trou a été percé dans le mur. M’étant assuré de n’être vu par personne – et surtout pas du recteur sous les fenêtres duquel je mène impudemment l’enquête – je me mets en équilibre sur un petit tas de briques et passe la tête par l’ouverture. Et je vois. Ou plutôt, je ne vois rien ! Je devine la stupeur de Pompée pénétrant dans le Saint des saints et découvrant qu’il était vide. Notre chapelle est vide. Plus d’orgue, plus de stalles, plus de plancher, … L’ambition du recteur était de « tout casser et reconstruire. » Le peuple de Dieu a été consulté, aussi j’atteste que la première partie du programme se déroule à merveille.

séminariste de 5e année

chapelle en travaux