Le premier cycle est allé à Les Rousses, située dans le département du Jura pour y faire du ski. Le 4-6 Mars a été le weekend des séminaristes du premier cycle accompagné par le Père Vetea, l’un des formateurs du séminaire. Le weekend de cycle a pour objectif de vivre la fraternité comme dit le Psaume : « Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères tous ensemble » (Ps 133,1).

Ce weekend de cycle est aussi nourri par des partages et prières et donc des lieux propres : l’église, d’où l’on dit les offices (Liturgie des heures) et la messe, a une certaine distance de la maison où logent les séminaristes, et ainsi le Jura sur Léman d’où ils ont fait du ski. Avant de partir à la montagne, les séminaristes se sont regroupés selon les activités choisies. Quelques-uns sont partis pour le ski à 1420 mètres d’altitude à ce qu’on appelle le sommet des Truffes. Aussi, ils sont même allés jusqu’à 1678 mètres à la Dôle. Il y en avait qui faisaient du ski pour la première fois et ils l’ont fait avec courage. Il est vrai que lorsqu'on fait une chose pour la première fois, cela n’est pas facile. Un frère qui a essayé le ski pour la première fois a rencontré des défis dans la vie - puisqu'il faut un bon équilibre. Et voilà qu’un autre frère a dit que ce frère est tombé pour la huitième fois, mais un autre frère a répondu avec des mots très sages que ce n’est pas une question combien de fois on est tombé mais il s’agit de combien de fois on se relève ! Pour faire la chose pour la première fois, le courage est nécessaire. Mais aussi, il faut du courage pour se relever. Et ceux qui n’ont pas fait de ski ont fait de la luge. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont moins courageux, il s’agit simplement d’une préférence. Ils ont fait de la luge en descendant et remontant la pente pleine de neige. Il y en a certains qui se sont promenés dans la forêt pour admirer la beauté de la création. Et grâce à ces activités, chacun a découvert des choses différentes mais aussi essentielles selon ce qu’il percevait, selon ce qu’il a fait et expérimenté. C’est pourquoi il est aussi important de sortir. Mais sortir sans se perdre.

On peut se retrouver ou se perdre lorsqu’on sort. Les séminaristes sont sortis pour ce weekend du cycle, et cela appartient à la formation et n’est pas une déformation. Puisque les séminaristes ne sont pas d’abord des séminaristes mais des hommes créés par Dieu. Ainsi, l’homme retrouve son rapport avec la nature. Et puisque chaque homme est différent, chacun a son art de vivre et sa manière d’agir selon sa culture. Puisque les séminaristes ont des cultures différentes, pour pouvoir vivre en fraternité, la charité est la clé. Qu’on y trouve quelque chose de commun comme un dénominateur de tous comme les fondements d’une relation fraternelle. Que l’amour fraternel soit selon la charité du Christ et non pas selon la constitution ou par un précepte. De même qu’il est beau de regarder la beauté de la nature, la splendeur de la montagne qui mène notre regard en haut, la neige qui partage sa beauté et le paysage comblé d'émotions. De même qu’il est beau pour des frères qui s’aiment et vivent ensemble. Que c’est beau de ne pas vivre dans la jalousie, dans la haine et dans la colère qui pollue la charité. Que c’est beau d’être dans la paix. Que c’est beau de partager les moments ensemble et discuter autour d’une table. Ce weekend de cycle a permis aux séminaristes du 1er cycle de rendre solide leur fraternité et pour que la fraternité ne reste pas seulement un mot. Pour que cela soit réalisé, la grâce de Dieu est nécessaire et aussi la coopération de chacun. Car après tout, par la grâce, nous vivrons devant notre Père, et à sa droite se tient notre grand frère le Seigneur Jésus Christ.

Le weekend du cycle s’est terminé le dimanche et le premier cycle est allé à l'église St. Laurent en Grandvaux, dans le département de Saône-et-Loire pour la messe dominicale et le Père Vetea a concélébré. Et puis après, nous avons pris un bon repas dans un restaurant “le Grandvallier” avant de rentrer au séminaire. Ainsi, chacun a expérimenté des choses nouvelles, chacun a pris du temps selon son rythme, Chacun a redécouvert la beauté de la création, l’expérience du ski, de la luge et le temps d’être avec soi dans la nature. On a découvert ce que Dieu a créé pour l’homme et on devient des admirateurs. Mais le plus beau fut la découverte de l’existence des autres et de ce qu’ils sont en vérité.

Frère Wilfredo Ando - 1ère année - Chanoine du Latran

seminariste en 1ère annee
neige et piste de ski