Ça y est ! L’heure a sonné. Les armoires sont vidées, les cartons remplis, l’aspirateur passé et les rideaux tirés : le Consulat d’Antibes à Orléans ferme ses portes. Non sans nostalgie…

Je suis arrivé il y a trois ans. J’avais fait part à mon évêque de mon désir de rentrer au séminaire, et il m’avait envoyé à Orléans rejoindre la Communauté Notre-Dame du Chemin. Orléans ! J’avais alors ouvert un atlas et cherché sur la carte de Norvège une localité nommée Orléans. Où qu’elle fût située, elle serait toujours bien trop au nord d’Antibes. Il y ferait froid, pluvieux et les gens seraient tristes de n’être pas bien nés.

Je suis arrivé avec discrétion. J’ai ouvert mon Consulat d’Antibes dans une chambre dont les murs jaunes et le chauffage sur 5 ne parvenaient pas à combler ma carence en soleil. Et puis je me suis fait des amis. Et ils sont nombreux ! Venant de régions improbables, ils m’ont accueilli parmi eux. Et j’ai été heureux !

Après la CNDC, je suis resté au séminaire pour les deux années du premier cycle. Ce ne fut pas toujours facile, certains cours étaient plus ardus que d’autres mais j’ai appris à m’en remettre à la Providence divine. La solidité de mes amitiés, à commencer par le Christ, et la bienveillance des pères m’ont aidé à vivre ces années dans la joie.

Après trois ans de bons et loyaux services, je pars poursuivre ma formation au séminaire d’Aix-en-Provence. Ces années à Orléans ne furent pas une parenthèse mais véritablement un fondement, un socle sur lequel je peux m’appuyer dans ma formation vers le sacerdoce. Le Consulat d’Antibes à Orléans ferme ses portes, mais le Séminaire Notre-Dame de l’Espérance sait qu’il a désormais un visa antibois permanent.

Sébastien Frisina

séminariste avec son carton de déménagement