La semaine sainte est l’occasion de se recentrer sur l’essentiel de notre foi : la mort et la résurrection de notre Seigneur. Tandis que les nouveaux de la communauté vivent le Triduum pascal en abbaye, nous sommes envoyés en paroisse à partir de la 2ème année. Yohann, séminariste pour la Congrégation de la mission, nous raconte sa première semaine sainte au service d’une paroisse.

imam et pretresLa semaine sainte passée en paroisse m'a donné l'occasion de vivre le Triduum Pascal sur le lieu de mon insertion pastorale, à Villepinte en Seine-Saint-Denis, pour la première fois en tant que séminariste. Le Triduum est une période de trois jours qui s'étend du soir du Jeudi Saint au soir du dimanche de Pâques. J'ai vécu avec une ferveur particulière ce temps d’appropriation du mystère pascal.

La messe du Jeudi Saint suivie de l'adoration du Saint-Sacrement, le chemin de croix, l'office de la Passion, la veillée pascale et la messe de Pâques sont autant de temps forts qui m’ont permis de m’unir de manière plus intense à mes frères en Christ et en particulier aux chrétiens de la paroisse, dans une même reconnaissance aimante de son sacrifice.

Il est à noter que nous avons eu la joie d’accueillir l’imam de Villepinte, qui dans un geste de dialogue inter-religieux, a assisté à la messe de Pâques avec nous !

Yohann PETIT, 2ème année, Candidat Lazariste


La semaine sainte peut aussi être l’heure des premiers baptêmes pour les diacres. C’est le cas de Pierre, diacre du diocèse de Tours, qui nous partage sa première expérience sacramentelle.

Courant novembre, je reçois un petit message d’un ancien copain de collège avec lequel je n’avais plus de contact depuis quelques années. Il me demande si je suis désormais compétent pour baptiser son fils, après avoir vu quelques photos de mon ordination sur Facebook. « Compétent !!! je ne suis pas sûr… mais apte à le faire, ça, oui ! »

Après avoir suivi une préparation dans sa paroisse avec sa compagne, nous avons donc célébré ce baptême le jour de Pâques, c’était la première fois pour tout le monde ! Pour ne pas être trop stressé par cette nouvelle expérience, j’avais auparavant relu plusieurs fois le rituel, et j’avais bien prévenu l’assemblée sur le parvis de l’église : « pas de chance, vous tombez sur l’apprenti ! »

Au final, ce fut une belle célébration durant laquelle chacun a pu porter le petit Éden dans la prière. Je ne suis pas prêt d’oublier cette belle fête durant laquelle, pour la première fois, je me suis fait l’instrument de l’Église qui accueille un nouvel enfant !

Pierre FOUQUIER, 6ème année, Diocèse de Tours