Un colloque de philosophie politique avait lieu samedi 10 février 2018, au séminaire sur le sujet était "Peut-on sauver la politique ?".
4 interventions ont ponctué la matinée avec les enseignants de philosophie du séminaire : Bernard Obellianne, Benoit Sibille et Emmanuel Falque, qui ont parlé respectivement de Jean-Jacques Rousseau, Karl Marx et Maurice Merleau-Ponty. Puis une table ronde était organisée pour que le débat ait lieu.

PEUT-ON SAUVER LA POLITIQUE ?

Dépolitisation de masse des citoyens et politisation massive de la société, ces deux phénomènes contradictoires caractérisent notre temps. D’un côté, des records d’abstention aux élections de 2017, mais, de l’autre, l’omniprésence des questions et polémiques politiques sur les plateaux de télévision et les réseaux sociaux.

L’année 2017 nous a ainsi laissé sur un constat étrange : plus la politique prend de place dans les médias (primaires, campagnes, débats, émissions politiques, chaînes youtube, etc.), moins elle engage concrètement les citoyens. Devenant spectacle, la politique fait de nous de simples spectateurs.

Si notre espoir en la cité des cieux est ferme (Ph 3,20), peut-on encore espérer quelque chose pour la cité des hommes ? Peut-on sauver la politique ?

La philosophie politique, qui s’était réduite dans l’université comme dans les séminaires à une peau de chagrin, est convoquée par les exigences du temps présent.

INTERVENTIONS :


Bernard Obellianne : Rousseau ou le passage de la liberté naturelle à la liberté civile.

Benoît Sibille : K. Marx ou la nécessité d’une révolution intégrale.



Emmanuel Falque : Maurice Merleau-Ponty ou la chair du politique.