Mission et société : interventions de l'automne 2017

Tous les quinze jours, nous recevons au séminaire, dans le cadre de nos réunions communautaires, un intervenant qui nous partage une expérience de vie ou un thème. Deux d’entres elles ont traité de la mission, un élément fondamental de notre Eglise !

La DCC, pour la mission à l’étranger !

logo DCCC ’est ainsi que nous avons accueilli Sébastien Néraut qui a décliné la soirée en deux parties. Il nous a d’abord présenté les deux années qu’il a vécues en coopération au Ghana, puis il nous a présenté la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC).

De 2006 à 2008, il est donc parti avec sa fiancée auprès des plus pauvres comme directeur de clinique avec la DCC. Pour moi qui suis parti deux ans, il y a maintenant cinq ans, en Afrique de l’ouest, aussi avec la DCC, j’ai particulièrement apprécié cette intervention pour plusieurs raisons. Comme lui, j’avais ressenti la nécessité de partager, à mon retour, cette expérience de vie dans une culture différente. La mise en parallèle de ce qu’il a vécu dans sa mission avec ce que j’ai vécu a permis de revivre des éléments forts de ma mission. Comme lui, je soulignerai que le fait de partir dans une organisation d’Eglise rassure, et en allant loin de chez soi l’on se rend compte de la grande toile qu’est l’Eglise à tra-vers le monde. Enfin, la fine pointe de son témoignage est une chose mainte fois vérifiée : on reçoit beaucoup plus que l’on ne donne.

Dans sa présentation, il nous a rappelé que la DCC est un service d’Eglise créé sous l’impulsion de la conférence des évêques de France il y a tout juste 50 ans. Elle répond à des demandes de partenaires locaux en envoyant sur place des volontaires correspondant aux critères souhaités pour la mission voulue. La mission d’un volontaire est comprise sur une durée allant de six mois à deux ans. Alors, prêts à partir ?

Vincent JOYAU, 5ème année, Diocèse de Bourges


L’Enseignement catholique: un lieu de mission également !

logo DDECSi la première soirée avec M. Nérault tourna autour des missions à l’étranger, celle avec M. Bonnet, directeur interdiocésain de l’Enseignement Catholique, s’axa sur la mission dans les écoles. Le débat, passionné, est parti de la question : l’école catholique actuelle répond-elle à sa mission d’évangélisation ? Nous sommes alors retombés en enfance pour partager nos expériences personnelles. Chacun y est allé de son point de vue et M. Bonnet s’est ensuite efforcé de nous montrer comment elle y répond à travers notamment la place du chef d’établis-sement et les projets pastoraux mis en place. Selon lui, chaque école, dans sa spécificité, doit révéler le Christ. Cela passe, par exemple, par la manière d’enseigner. Des difficultés ont aussi été évoquées : concilier « école catholique » et laïcité ou encore sur quels critères recruter un chef d’établissement alors que le nombre de postulants peut varier selon le lieu. Evidem-ment l’école catholique souffre d’une certaine déchristianisation mais le témoignage a montré à quel point de belles choses s’y déroulaient, apportant ainsi une belle note d'espérance.

Foucauld POMMIER, 1ère année, Diocèse de Moulins


Rapports Eglise/Monde : Les Semaines Sociales de France - « Quelle Europe voulons-nous ? »

Le séminaire d’Orléans a pour tradition d’envoyer ses diacres participer aux Semaines Sociales de France, événement organisé chaque année par des chrétiens pour donner un éclairage sur une problématique de la vie sociale, sous plusieurs angles : politique, économique, culturel, associatif, philosophique, théologique, spirituel…

Cette année, le thème était « Quelle Europe voulons-nous ? ». Cette problématique est posée à un moment où l’Union Européenne est remise en question par des replis nationaux ou régionaux (Brexit, désir d’indépendance de la Catalogne…), mais aussi pour sa structure éloignée des citoyens et pour son approche trop économique et libérale, donc pas assez sociale.

Nous avons pu écouter, entre autres intervenants de qualité, Michel Barnier, négocia-teur du Brexit pour l’Union Européenne, Nathalie Loiseau, la ministre actuelle des af-faires européennes, Denise Houphouët-Boigny, ambassadrice de Côte d’Ivoire, Gaël Giraud, jésuite économiste, Véronique Fayet, présidente du secours catholique, Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé, Mgr Grallet archevêque émérite de Stras-bourg.

Le projet européen a été fondé dans les années 1950, motivé par un idéal de paix durable entre des pays qui se sont entre-déchirés lors de guerres successives.

Aujourd’hui, elle a besoin de retrouver une âme, un visage, une vision, selon les mots-mêmes du Pape François. L’influence de l’Europe dans le monde diminue, par la baisse du poids démographique et économique par rapport aux autres espaces. Cepen-dant, elle reste un espace attractif et utile pour le monde par sa démocratie, la rigueur et le sérieux de ses règles et de sa pensée, ses valeurs culturelles, philosophiques et religieuses qu’elle doit reprendre et faire vivre, comme celle de l’hospitalité.

Heureux d’y participer, nous avons eu cependant une impression de décalage entre la qualité des intervenants et des échanges, l’importance du sujet et la très faible présence de jeunes, qui sont les principaux intéressés par cet avenir de l’Europe. Cet événement est donc à restructurer.

Vincent HERAUD, 6ème année, Eudiste

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