Le Séminaire Interdiocésain d'Orléans, Blois, Bourges, Chartres, Nevers, Sens-Auxerre et Tours

La minute vidéo

Doit-on se poser la question de la vocation ?
Voir la vidéo...
 
Document sans titre

Une année de mise à niveau intellectuelle

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon
Ils ont été ordonnés prêtres en l'été 2011. Loïc Retailleau et Grégory Vallon ont fait partie de la promo 2004 de Notre-Dame du Chemin.
Témoignages de différents enseignants à la Communauté Notre-Dame du Chemin

La Communauté Notre-Dame-du-Chemin essaie d’offrir en une année scolaire les moyens permettant à des jeunes adultes de vérifier leur capacité à entrer au séminaire, alors qu’ils ont suivi peu d’études. Un parcours de formation unique est en place en début d’année, mais avec suffisamment de souplesse pour pouvoir, au long des trimestres, améliorer ou modifier tel ou tel point en fonction du groupe lui-même ou de certaines attentes particulières. La démarche se veut progressive en tenant compte du cheminement intellectuel de chacun, sans oublier que l’intelligence de la foi se conjugue avec le développement humain et spirituel.

Il s’agit d’abord de combler les lacunes sur le plan des études. Plusieurs cours donnent la priorité à la maîtrise du français : de l’expression écrite courante à la lecture de textes, en passant par l’acquisition d’une méthodologie conduisant à une réflexion construite et argumentée. Mais l’objectif est d’aider à entrer dans une compréhension du monde plus large que celle offerte par des études courtes – certains se sont arrêtés en 3 ème – ou une formation professionnelle CAP - BEP ou même un bac technique. Voilà pourquoi une approche de la littérature est donnée, qui permet une découverte ou une nouvelle entrée dans quelques ouvrages ou auteurs importants. Une initiation à la philosophie invite à se risquer sur les chemins de la pensée, du jugement et du raisonnement. De même un cours d’histoire-géographie apprend à resituer les événements d’aujourd’hui dans l’espace et le temps. Dans tous ces cours, l’expérience d’adulte des participants est sollicitée, car ce sont des hommes, mûrs pour bon nombre d’entre eux, qui entrent dans ce travail parfois laborieux et les cinq années vécues avec nous nous montrent que celui-ci porte d’autant plus de fruit qu’il arrive à s’enrichir de leur propre expérience.

La progression intellectuelle de chacun est évaluée régulièrement, par des travaux écrits ou oraux. Des bilans personnels ou en groupe permettent d’ajuster le travail de chacun en fixant des objectifs personnalisés : programme de lecture, complément de cours de français à l’extérieur, participation à un cours du séminaire... Il s’agit donc de tenir à la fois le cursus commun qui permet de garder l’esprit de communauté et de se préparer au séminaire, et la personnalisation des moyens pour inciter chacun à aller le plus loin possible. Plus largement, un suivi personnel est en place tout au long de l’année, notamment par des entretiens individuels pour aider chacun à mieux se situer sur tous les plans voire parfois à mieux se connaître.

Ce suivi personnalisé n’est possible que grâce à un travail d’équipe entre formateurs du séminaire et plusieurs professeurs laïcs – la plupart des retraités bénévoles de l’Enseignement – qui sont pleinement partie prenante du projet de la Communauté Notre-Dame-du-Chemin et le vivent comme un engagement au service de l’Eglise. Par ailleurs, si trois membres de l’équipe du Séminaire sont particulièrement affectés à la Communauté Notre-Dame-du-Chemin, le reste de l’équipe animatrice participe aussi, d’une manière ou d’une autre, à son animation. De même, les séminaristes en fin de parcours (5 ème et 6 ème années) apportent aussi leur concours, soit par des interventions, soit dans l’accompagnement du travail… et les séminaristes du séminaire d’aînés sont très sensibles à cette implication de leurs « grands frères ». Ces multiples collaborations inscrivent la formation intellectuelle dans le cadre plus large du Séminaire, de la vie de l’Eglise et d’une ouverture au monde.

Je m’étais adressé au SDV de mon diocèse. Ce dernier tout en acceptant ma demande jugea important de me proposer une année au séminaire d’Aînés. J’avais accepté cette proposition qui me paraissait indispensable car je n’avais pas entrepris de longues études dans le passé et de plus j’étais au travail depuis plusieurs années. Cette année m’a paru très enrichissante aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan humain et spirituel. Elle m’a permis également de découvrir la vie en communauté et la possibilité d’échanger avec chacun sur son expérience de vie

(A., forestier).