Le Séminaire Interdiocésain d'Orléans, Blois, Bourges, Chartres, Nevers, Sens-Auxerre et Tours

La minute vidéo

Et si les études sont trop difficiles pour moi ?
Voir la vidéo...
  Document sans titre

Etonnante Epiphanie !

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

La tradition populaire en a dénombré trois : un noir, un jaune et un blanc. Aussi, elle leur a attribué un nom à chacun : Gaspard, Melchior, et Balthazar. Parfois, dans certains contes, elle en a même ajouté un quatrième…

Quant à lui, l’évangile de Matthieu est fort discret sur l’identité précise de ces personnages : on sait qu’ils viennent d’Orient, qu’ils sont « mages », et qu’ils prennent la route pour aller se présenter à Jésus, le « roi des Juifs » qui vient de naître…

Étonnante Épiphanie ! Dans les crèches, y compris celles de nos églises, la tradition populaire semble avoir pris le pas sur la lettre de l’évangile : ils sont trois, un noir, un jaune et un blanc… et ils sont même devenus rois, si l’on remarque leurs couronnes sur leurs têtes… alors que les seuls rois dont il est question dans le texte sacré sont Hérode et Jésus.

Pourtant, à méditer sur tout cela, il me semble que loin de diverger du sens profond de l’évangile, la tradition populaire finit justement par nous y ramener… « par un autre chemin » : trois races, c’est-à-dire les peuples de tous les continents, marchant ensemble vers la même Clarté, guidés par une même étoile…

Parce qu’à leur manière ils cherchent la vérité, tous ont trouvé ici leur « bonne étoile », leur vocation à reconnaître dans l’enfant Jésus une « Lumière pour éclairer les nations ».

Dans une communauté comme la nôtre, comment ne pas nous retrouver dans ces personnages insolites, ces « rois mages », nous qui justement venons de tous les continents de la planète pour cheminer ensemble dans la foi à la recherche de Dieu et en vue de la mission !

Nous ne sommes pas forcément des mages… mais ces mages-là sont nos peuples, nos cultures, nos familles. Ce qu’ils transportent dans leurs précieux coffrets, ce sont l’or de nos talents, la myrrhe de nos espoirs, l’encens de nos prières. Ils emportent le monde à la crèche, pour la seule raison que Dieu a pris la liberté d’aimer tous les hommes et de manifester cet amour dans la simplicité d’un petit d’homme qui vient au monde. Notre monde.

Leurs richesses, les mages les auront laissées là, à Jésus. Ils repartiront légers, mais forts d’une richesse encore plus grande, la Nouvelle que déjà l’ange de Dieu avait annoncée aux bergers à Noël : « Ne craignez pas ! aujourd’hui un Sauveur vous est né ! »

… Et la suite : « Paix sur la terre à tous les hommes que Dieu aime ! »

Heureuse et sainte année 2010, grande paix et grande joie à tous !

Père Hugues GUINOT
Vice-recteur du séminaire