Quel désir ?

Comment l’appel de Dieu se manifeste-t-il dans le cœur d’un jeune ?

visage du Christ souriant

D’abord par un désir. Dieu parle par nos désirs, par les désirs qui montent en nous. Il fait connaître sa volonté de cette manière. L’appel au ministère de prêtre peut se manifester par exemple par un désir de vouloir célébrer la Messe. Par un désir de prêcher, de confesser, par un désir de s’occuper des jeunes, de prendre soin des pauvres, de faire connaître le Christ, par un désir de se consacrer à Dieu dans la prière, ou d’accompagner des malades.

Que faire de ce désir ? La première chose à faire, pour un jeune, c’est de s’y arrêter. C’est de ne pas l’écarter comme s’il était inopportun. L’homme intérieur, c’est celui qui prend le temps de se mettre à l’écoute de ce qui se passe en lui. Si un tel désir monte en moi, à quoi correspond-il, et pourquoi revient-il périodiquement dans des circonstances différentes ?

On peut évacuer ses désirs tout de suite, en refusant de les prendre au sérieux, en pensant qu’ils ne peuvent pas nous convenir. Ou encore parce qu’ils nous font peur. Ou parce qu’on ne s’en trouve pas digne. Mais on risque alors de passer à côté des suggestions de Dieu.

Or ce que Dieu suggère par un désir correspond à ce qui nous convient le mieux, c’est là qu’il nous attend. C’est là qu’il nous fera grandir. C’est là qu’il nous fera vivre en plénitude, en donnant ce que nous avons de mieux. C’est là aussi que nous pourrons déployer au mieux les charismes qu’il a mis en nous. C’est là que nous pourrons mettre tout ce que nous sommes au service de Dieu pour le salut du monde.

Et de ce fait, c’est là aussi que nous nous trouverons nous-mêmes. Parce que c’est dans l’accomplissement de la mission que Dieu nous donne que nous comprenons qui nous sommes aux yeux du Seigneur. L’appel de Dieu est profondément personnalisant. Il nous révèle à nous-mêmes, et il donne à notre existence toute sa fécondité dans l’Esprit Saint.

Que les parents n’aient pas de crainte. Si leur fils est appelé au ministère de prêtre, c’est là qu’il sera le plus heureux, parce que cela signifie que le Seigneur a mis en lui les qualités nécessaires pour en faire un prêtre zélé, un prêtre compétent et généreux.

Extrait d’une conférence donnée par Mgr Nicolas Brouwet à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, lors de la venue des reliques du Curé d’Ars à Paris en mars 2009.

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