Le Séminaire Interdiocésain d'Orléans, Blois, Bourges, Chartres, Nevers, Sens-Auxerre et Tours

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6 ans de Séminaire, n'est-ce pas trop long ?
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Célébrer la liturgie de l'Eglise

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Des cours de liturgie.

Avec environ 30 heures par an pour chacune des années des 1er et 2ème cycles le cours de liturgie ne figure pas parmi les matières principales.

Toutefois la formation en liturgie rassemble quelques caractéristiques intéressantes. Le concile Vatican II voit la liturgie comme source de vie chrétienne pour tous les fidèles. Il insiste alors sur la formation du clergé et des séminaristes. Par ailleurs, c’est une matière qui se situe au carrefour des autres disciplines : théologie, exégèse, histoire de l’Église, patrologie, spiritualité, droit canonique. Chacun a une expérience plus ou moins grande de la liturgie. C’est pourquoi la méthode d’enseignement peut s’appuyer sur des pratiques diverses, approfondir des connaissances et permettre une meilleure compréhension des enjeux de ce qui est célébré. L’Église dit sa foi dans ce qu’elle célèbre et dans la manière qu’elle a de célébrer le Salut. Ainsi la liturgie est un lieu théologique, particulièrement dans le domaine de théologie sacramentaire.

La liturgie, qui relève de la théologie pratique, est donc un domaine de formation à la fois intellectuel et pastoral, mais aussi spirituel, afin que chacun puisse « puiser dans la liturgie un esprit vraiment chrétien Â» selon la formule du concile Vatican II.

Père Éric BEAUMER, prémontré

Participer à la liturgie paroissiale.

Le dimanche est toujours une fête : faire mémoire de la Résurrection du Christ est une joie ! Retrouver la communauté paroissiale pour la célébration de la messe renforce cet aspect festif. Cela nous permet de rencontrer des gens de tous les âges, de tous les horizons…

La liturgie est également vécue différemment, par la mise en valeur de certains moments particuliers, par la participation des enfants… L’une de mes plus grandes joies est de donner la communion. Je suis entré au séminaire pour me préparer à annoncer et donner le Christ si je suis un jour ordonné prêtre. En donnant la communion, je touche vraiment du doigt, au premier sens du terme, le centre de ma vie et cela ne me laisse pas indifférent !

Pour nous, séminaristes, la messe paroissiale est également l’occasion de rencontrer des « gens normaux, avec une vie normale Â». Nous pouvons ainsi créer des liens et les approfondir de dimanche en dimanche, surtout quand nous sommes invités à partager un repas ! La messe paroissiale est donc importante d’un point de vue spirituel et humain, elle nous permet aussi de découvrir davantage le rôle pastoral du prêtre, prenant soin de chacun, essayant comme il peut de se faire tout à tous.

Tristan, 3e année, diocèse d’Orléans

La célébration quotidienne de l’Eucharistie.

La formation spirituelle d’un séminariste le conduit à une vie animée par l’Esprit Saint dans laquelle il est appelé à vivre sa consécration baptismale pleinement en aimant Dieu et son prochain. Cette formation conduit à une relation profonde, personnelle et intime avec le Christ. La Sainte Eucharistie, la parole de Dieu, le sacrement de la réconciliation, la prière personnelle (…) sont autant d’aspects de cette formation.

Cependant, l’Eucharistie a une importance spéciale dans la vie chrétienne, donc dans la vie d’un séminaire. Nous découvrons, dans chaque Eucharistie, beaucoup de dimensions : nous entrons assez facilement en communion avec les autres, nous réalisons et acceptons que sommes frères parce que Dieu est Père pour nous tous, nous vivons une véritable communauté et camaraderie à travers langue, race, nationalité etc. : nous transcendons cette vie et goûtons ainsi de l’expérience de la communion des saints.

La messe quotidienne du séminaire n’est donc pas quelque chose d’habituel, mais elle est la source habituelle de notre vie quotidienne à la fois personnelle et communautaire, elle est la source de la vie pastorale  ; elle est notre force et notre vie.

Joseph 4e année, diocèse de Dijon / Tuticorin

S’engager à célébrer la liturgie des heures

Voulez-vous […] célébrer la liturgie des heures en union avec le Peuple de Dieu, intercédant pour lui et pour le monde entier ?

Voici une des questions que l’Evêque pose au candidat lors de l’ordination diaconale. La prière de l’office est la prière du Peuple de Dieu tout entier et à ce titre chaque chrétien est invité à le célébrer. Cependant, l’Eglise demande d’une manière toute particulière aux prêtres, religieux et religieuses d’y être assidu. Cette prière des heures a plusieurs buts dont celui de transformer toute la journée en une longue prière adressée à Dieu en réponse à la demande du Christ : « Veillez donc et priez en tout temps Â» (Lc 21, 36).

Elle est aussi source de piété et nourriture de la prière personnelle. Enfin, comme prière de l’Église elle invite chacun à prier, rendre grâce et intercéder pour ses frères. Nous la connaissons surtout à travers les deux temps forts du matin et du soir : les Laudes et les Vêpres. Mais elle comprend également l’office des lectures avec de longs passages de la Parole de Dieu ou de textes spirituels, et des offices plus courts tout au long de la journée ainsi que l’office des complies qui l’achève.

Durant le temps du séminaire nous nous efforçons donc de découvrir toujours plus cette prière afin d’en faire réellement un des piliers sur lequel, une fois ordonnés diacres puis prêtres, pourra s’appuyer toute notre vie spirituelle, pastorale et même humaine.

Pierre-Xavier 5e année, diocèse de Tours

Le chant liturgique

« Moi, de toute façon, je chante faux… Â».

Il arrive parfois que l’on réserve le chant exclusivement à des spécialistes. C’est ainsi que nos eucharisties dominicales deviennent parfois de véritables concerts. Il arrive aussi, et même au séminaire, que nous décidions de rester des consommateurs muets, simplement parce que le chant ne nous plaît pas ou qu’on n’a pas envie.

De fait, chanter juste, faux, avec envie ou sans plaisir, n’a plus la même importance lorsque c’est le coeur qui chante avec reconnaissance et souci de servir. « Dites ensemble des psaumes, des hymnes et des chants inspirés  ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre coeur. En tout temps, à tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus Christ Â» (Ep 5, 19-20).

Au séminaire, nous mettons toute notre vie au service de l’édification du Royaume de Dieu. Quoi de plus normal alors, que de faire fructifier tous les talents mis à notre disposition pour le service de son Église. Aussi, nos cordes vocales étant des dons de Dieu au même titre que notre intellect, il me semble important d’apprendre à chanter au séminaire.

Et puisque d’après St Augustin « chanter, c’est prier deux fois Â» il serait dommage de ne pas en profiter.

Franck, 5e année, diocèse de Dijon



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