Soyez toujours prêts (…) à rendre raison de l'espérance qui vit en vous (1 P 3, 15)
L’étude de la philosophie est un élément essentiel de notre formation au Séminaire, car elle
conduit à une compréhension (…) plus profonde de la personne, de sa liberté, de ses relations avec le monde et avec Dieu
Jean-Paul II - Je vous donnerai des pasteurs (Pastores dabo vobis) § 52
Elle revêt une grande importance, non seulement pour progresser dans l’intelligence de notre foi, non seulement pour assurer à notre vie spirituelle des fondations humaines solides, mais aussi pour entrer dans un dialogue ouvert et profond avec les autres conceptions de la vie, si étonnantes qu’elles puissent paraître.
En ce sens, les futurs prêtres doivent être capables de comprendre les attentes du monde contemporain. Il leur faut entendre les questions, les angoisses et les espoirs des hommes d’aujourd’hui, afin d’être en mesure d’y répondre en éclairant leurs consciences, d’une façon accessible et libératrice. « Le Christ, disait Paul VI, s'est fait contemporain de certains hommes et s'est exprimé dans leur langage. Lui être fidèle, c'est faire en sorte qu'il continue à être notre contemporain ».
La situation actuelle est fortement marquée par l'indifférence religieuse ; elle l'est également par une défiance diffuse à l'égard de la capacité réelle de la raison de rejoindre la vérité objective et universelle ; elle l'est encore par les interrogations nouvelles suscitées par les découvertes scientifiques et technologiques
Jean-Paul II - Je vous donnerai des pasteurs (Pastores dabo vobis) § 51
Tout cela requiert des futurs pasteurs de l’Eglise une aptitude particulière au discernement critique. La formation philosophique doit donc être développée au Séminaire
pour éveiller l'intelligence à la recherche du sens, à une authentique liberté de penser et à une saine critique
Les Evêques de France – La formation des futurs prêtres
Pourquoi enseigner la philosophie au séminaire ?
Voilà une question que se posent certains séminaristes
en découvrant leur programme d’étude ! Six heures de cours par semaine en 1er
cycle, de grosses piqûres de rappel en second
cycle (30 h/an) : on ne peut pas dire que la philosophie
soit négligée au séminaire !
Néanmoins, j’oserai dire que même les plus réticents, ou ceux qui ont le plus de difficultés, finissent tôt ou tard par « se convertir » à la philosophie : ils ont compris que leur formation intellectuelle, mais aussi leur formation humaine et même spirituelle y trouve une nourriture d’importance.
La philosophie est originellement « amour de la sagesse » (philo-sophia). Recherche de la vérité mais aussi visée d’une « vie bonne », cette quête s’appuie sur la raison et suppose chez celui qui s’y engage un effort de méthode, de réflexion personnelle.
« L’étude philosophique contribue à éveiller l’intelligence à la recherche du sens, à une authentique liberté de penser et à une saine critique » dit la Ratio des séminaires de 1998. On comprend aisément que la philosophie, encourageant l’amour de la vérité, puisse soutenir le futur prêtre dans ses relations avec le monde éclaté et multi-culturel qui est maintenant le nôtre. Avec l’étude des sciences humaines qui sont maintenant introduites au séminaire (sociologie, psychologie) elle prépare indirectement « un exercice aussi incarné que possible du ministère pastoral » (Ratio, §52).
Mais avant d’être transmise, la pensée chrétienne doit être comprise en profondeur et porter ainsi des fruits spirituels. Se familiariser avec l’histoire de la philosophie, c’est donc d’abord mieux connaître, pour une part, le langage qui fut celui des premiers apôtres.
Extrait de l'Interdiocésaine de mars-avril 2011
Dimensions : humaine - intellectuelle -
Diocèses : Blois - Chartres - Orléans -


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