Si je suis bien membre de la communauté du séminaire Notre Dame de l’Espérance, je ne passe pourtant pas le plus clair de mon temps à Orléans… La raison en est simple, ma formation a été délocalisée ! Au terme de mon premier cycle, j’ai en effet été envoyé en stage, pour un an, dans la communauté de l’Arche d’Aigrefoin, dans les Yvelines, pour vivre avec des personnes porteuses de handicap.

La formation se poursuit donc, mais dans un tout autre cadre. C’est principalement le pilier humain qui est en travail. La relation à l’autre, et tout spécialement à celui qui se sait peut-être plus radicalement autre, est en effet aussi belle que décapante ! Mes frères qui ont vécu le second confinement ensemble peuvent aussi en témoigner je crois… Ici, c’est jour après jour qu’on se découvre les uns les autres fragiles, et donc aimables ! La vie est simple, le terme qui serait le plus adéquat pour mon « travail » actuel serait probablement de dire que je vis en colocation avec huit autres personnes, dont six sont « autrement capables », selon une belle expression d’un frère mauricien du séminaire. Au quotidien, je suis donc au foyer, à faire avec les personnes le ménage, la cuisine, le linge, mais aussi – et peut-être surtout – passer du temps dans le canapé, à ne rien faire avec Nicolas, mais on le fait ensemble !

Par des passages réguliers au séminaire, je garde un pied dans la communauté, notamment pour l’accompagnement spirituel, qui est un des piliers très importants de mon stage. Il y a également un peu de travail intellectuel, par la lecture, et je vis la formation pastorale au quotidien, en m’intégrant aux propositions de l’Arche.

En bref, le travail de formation, long, parfois difficile, mais par conséquent beau et enrichissant, continue !

Baudoin Massias - Année de stage - Diocèse de Nevers

séminariste en stagepersonnes allongées sur des canapés écoutant une lecture


L’année dernière, à la fin de mon premier cycle, le Conseil des pères du séminaire m’a proposé d’effectuer un stage pastoral d’un an dans une paroisse de mon diocèse, Cambrai, afin d’approcher et de découvrir toutes les réalités pastorales vécues au rythme du calendrier liturgique. La paroisse dans laquelle j’ai été envoyée est celle de Douai, paroisse urbaine de centre-ville, l’une des plus peuplées du diocèse.

Loin d’avoir endossé le simple habit d’observateur, plusieurs missions m’ont été confiées dont les deux plus importantes sont la pastorale des funérailles et la responsabilité d’une aumônerie de lycée professionnel. Très différentes dans leur approche, ces deux missions dont je découvrais les rouages pour la première fois, m’ont permis d’approfondir des champs pastoraux insoupçonnés mais aussi de me faire grandir humainement et intellectuellement auprès de populations que les prêtres seront toujours appelés à accompagner, à savoir les familles endeuillées et les jeunes.

Outre ces missions très enrichissantes, il m’a aussi été donné de participer à l’aumônerie des étudiants en tant qu’accompagnateur spirituel, à la préparation aux baptêmes des tout-petits, à l’accueil paroissial et bientôt à la pastorale des migrants.

Le temps de stage est aussi une période propice à l’apprentissage et à la réflexion personnelle que le rythme de vie du séminaire ne permet pas toujours. C’est ainsi que le passage du permis de conduire a été inscrit comme objectif de stage pour cette année, de même que l’obtention du BAFA.

Tranchant radicalement avec les habitudes prises au séminaire, ce stage inter-cycle qui m’a été offert est une formidable opportunité me permettant d’être confronté à une réalité qui est appelée à être la mienne, à la grâce de Dieu, après le séminaire, celle de prêtre diocésain. Puissant outil de discernement et de maturation, admirable instrument dans l’apprentissage de la pastorale, je vis ce stage comme une bénédiction. Il m’apporte beaucoup et j’espère d’ici juin qu’il m’enrichira encore plus.

Maxence Caputo - Année de stage - Diocèse de Cambrai

séminariste en stageprêtres pendant un office