Témoigner de sa vocation sacerdotale n’est pas toujours facile, mais après plusieurs relectures de mon cheminement, je me rends bien compte que le Seigneur n’a été que lumière depuis le jour où tout mon être s’est tourné vers Lui jusqu’à celui où je suis entré au Séminaire.
Je m’appelle Sébastien Brière, j’aurai bientôt 32 ans et je suis originaire du Montargois.
Entré en septembre 2005 au Séminaire Interdiocésain d’Orléans, pour le Diocèse d’Orléans, j’ai été admis parmi les candidats au ministère sacerdotal en décembre 2007 puis, le 10 juin dernier, j’ai reçu l’Institution au lectorat et à l’acolytat. C’est ainsi qu’en cette nouvelle année 2009-2010, j’effectue ma 5e année qui devrait m’amener vers le diaconat.
Mais pour en arriver là où j’en suis, pour m’apercevoir que le Seigneur était lumière sur mon chemin de vie, que de changements…
Etudiant en architecture du paysage, tout débute lorsque je me rendis en pèlerin à Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) en 2002, suite à l’enthousiasme d’un des membres de ma famille. De retour de ce premier voyage, je constatai que je m’étais ouvert à la prière du chapelet, que je ne lâche plus dès lors, et qu’un amour encore inconnu s’était immiscé en moi. Ayant une petite amie en ces années-là , nous décidons de repartir plusieurs fois en ce lieu où la prière coule d’elle-même en nos coeurs.
De plus en plus, je priais, personnellement et avec mon amie, et de plus en plus je découvrais l’eucharistie, le Christ, comme je remarquais le vide qu’occasionnait l’absence de communion au corps et au sang du Christ. Voici qu’en deux années, Marie m’ouvrit le coeur à la prière et à l’eucharistie pour, en fin de compte, n’adorer que son Fils Jésus- Christ.

C’est alors que ce nouvel amour divin, qui naissait et grandissait en moi, n’est pas passé inaperçu aux yeux de mon amie. Un jour où je ne m’y attendais pas, elle me demanda : «Sébastien, par amour, je dois te le dire : il faut que tu fasses un choix entre le mariage et la prêtrise». Quel choc ce fut pour moi ! Tous mes projets, professionnel et familial s’écroulèrent ; mais paradoxalement, un sentiment de libération se fit sentir sur le moment, et qui ne cesse de s’accroître au fur et à mesure que j’avance sur le chemin du Seigneur.
Je me séparai donc de mon amie et j’allai rencontrer ma grand-mère pour lui demander conseil ; il s’ensuivit qu’une Soeur des Campagnes devint ma guide spirituel.
Ainsi je devins animateur d’une aumônerie de jeune, je vécus ma première retraite chez les Jésuites et j’intégrai le groupe de catéchuménat de Montargis afin de me préparer au sacrement de la Confirmation…
Ce fut une véritable découverte de l’Eglise de l’intérieur, une nouvelle famille qui m’accueillait.
Après cette année de discernement, et l’accord de notre Père Evêque, je suis entré au Séminaire. Fils unique, le Seigneur me donnait ainsi quarante frères d’un coup mais, depuis quatre ans, je reste dans la joie et l’émerveillement de ce que le Seigneur opère en moi comme changement à travers les quatre piliers de la formation (humaine, spirituelle, intellectuelle, pastorale), les rencontres toujours surprenantes -qui ne viennent pas par hasard - et le soutien de ma famille.
Dire «oui» à l’appel du Seigneur, c’est la garantie de vivre dans la joie et le bonheur. Ce n’est pas facile tous les jours, il faut l’avouer. Mais toutes les grâces du Seigneur nous sont données pour changer et se tourner vers la vraie Lumière, nous indiquant le chemin de la vocation propre à chacun. N’hésitons pas et «n’ayons pas peur»…
Sébastien Brière
Séminariste en 5ème année pour le diocèse d’Orléans
Article extrait de la Vie Diocésaine du 4 octobre 2009


Furl
Yahoo
Googlize this
Facebook
Wikio