Voir aussi :
Le Saint Père Benoît XVI vient d'ouvrir l'Année du Sacerdoce. Mgr André Fort, Evêque d'Orléans, nous entraîne pour vivre pleinement cette année.
“L’année 2010 sera l’année du 150e anniversaire de la mort de Saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars. En 1986, le Pape Jean-Paul II était venu en pèlerin à Ars et il avait invité les prêtres à venir le rejoindre pour une journée d’approfondissement de la théologie du sacerdoce et de prière. Le Pape Benoît XVI a voulu élargir cette invitation aux catholiques du monde entier et à tous les prêtres en ouvrant le 19 juin, fête du Sacré Coeur de Jésus, une Année Sacerdotale.
La date fixée par le Saint Père n’est pas anodine. La fête du Coeur du Christ est la réponse liturgique de l’Eglise catholique à l’appel du Seigneur confié à Sainte Marguerite Marie : «Voici le Coeur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit, de la plupart d’entre eux, qu’ingratitude et indifférence à mon égard dans le sacrement de mon amour». C’est dire que l’appel que nous adresse le Pape s’inscrit dans la continuité de l’enseignement qu’il nous a donné dans sa lettre encyclique de 2005 «Dieu est amour» et dans son exhortation apostolique «Le sacrement de l’amour» consacrée à l’Eucharistie.
Ainsi, l’Année Sacerdotale veut être une année de rappel à tous les catholiques que, pour tous les baptisés, la vocation qui leur est commune est un appel à la sainteté, et qu’il n’y a de sainteté qu’à la mesure de l’amour avec lequel nous répondons à l’amour de Dieu manifesté dans la présence et l’oeuvre de salut du Christ.
C’est en raison de cette vocation commune à la sainteté que se comprend de façon juste la contribution des ministres ordonnés, prêtres et diacres, à la sanctification de leurs frères et soeurs qui doivent faire fructifier dans toute leur vie la grâce du sacerdoce baptismal commun à tous les fidèles. Comme le dit admirablement l’apôtre saint Paul, «la tendresse de Dieu nous appelle à faire de nos personnes et de nos vies une offrande sainte qui puisse plaire à notre Père du Ciel» (cf. Rm. 12, 1-2). Nous ne sommes capables de ce «sacrifice spirituel» que soutenus et fortifiés par la grâce du Christ dont les prêtres et les diacres sont les servants dans l’exercice de leurs ministères.
Nous sommes tous invités, au cours de l’Année Sacerdotale ouverte le 19 juin, à nous encourager mutuellement à une écoute plus attentive de la Parole de Dieu et à une docilité plus grande à l’Esprit Saint pour que la grâce du Christ qui nous est dispensée dans les sacrements puisse porter tous ses fruits dans chacune de nos vies.
Pour les prêtres et les diacres, cet appel les engage à approfondir l’intelligence théologique des richesses et des exigences spirituelles des ministères auxquels ils ont été ordonnés :
- Ils ont particulièrement pour mission et pour charge de manifester à tous les fidèles l’initiative de Dieu et la gratuité de ses dons, tout particulièrement dans la célébration des sacrements.
- Ils doivent signifier aux assemblées qu’ils président que l’Eglise ne doit pas se prendre pour le Christ. Elle est le Corps dont il est la Tête. Elle reçoit tout du Christ dont elle est la servante dans la confiance et l’obéissance.
- Ils sont encore les témoins de l’apostolicité de l’Eglise puisque le ministère qui leur est confié est un héritage reçu dans la fidélité à la Tradition dont le Christ est la source et dont les Evêques sont les servants à la suite des Apôtres.
- Enfin, il appartient aux prêtres d’assurer le Pastorat de communion en se dévouant à tisser et à entretenir des liens de vraie fraternité entre tous les membres de l’Eglise, dans le respect de leur diversité et l’accueil des dons particuliers que Dieu leur a accordés.
Que l’Esprit Saint anime notre Eglise diocésaine de son souffle bienfaisant et stimulant, pour que cette Année Sacerdotale soit une étape de renouvellement de sa vitalité spirituelle et de sa fécondité missionnaire."
Message de Mgr Fort à l'occasion de l'ouverture de l'année sacerdotale
Paru dans la Vie Diocésaine d'Orléans
Lire aussi la lettre du Saint Père adressée aux prêtres pour le début de l'année sacerdotale
Prière de l'Eglise pour l'Année Sacerdotale
Seigneur Jésus,
Tu as voulu donner à l’Eglise, à travers Saint Jean-Marie Vianney, une vivante image de toi-même et une personnification de ta charité pastorale.
Aide-nous, en sa compagnie et aidés par son exemple, à bien vivre cette année sacerdotale.
Fais que nous puissions apprendre du Saint Curé d’Ars comment trouver notre joie à rester longuement devant le Saint-Sacrement, comme ta Parole qui nous enseigne est simple et quotidienne, avec quelle tendresse ton amour accueille les pécheurs repentis, comme est consolant l’abandon confiant à ta Très Sainte Mère Immaculée, comme il est nécessaire de lutter avec vigilance contre le Malin.
Fais, ô Seigneur Jésus, que nos jeunes puissent aussi apprendre de l’exemple du Saint Curé d’Ars, combien est nécessaire, humble et glorieux le ministère sacerdotal que tu veux confier à ceux qui s’ouvrent à ton appel.
Fais que dans nos communautés également – comme à Ars en ce temps-là – se réalisent ces merveilles de grâce que tu accomplis quand un prêtre sait « mettre de l’amour dans sa paroisse ».
Fais que nos familles chrétiennes se sentent chez elles dans l’église – là où tes ministres peuvent toujours être rencontrés – et sachent rendre leur maison belle comme une église.
Fais que la charité de nos pasteurs enflamme et nourrisse la charité de tous les fidèles, de sorte que toutes les vocations et tous les charismes donnés par ton Esprit Saint puissent être accueillis et valorisés.
Mais surtout, ô Seigneur Jésus, accorde-nous l’ardeur et la vérité du cœur pour que nous puissions nous adresser à ton Père Céleste, en faisant nôtres les mots mêmes que Saint Jean-Marie Vianney utilisait lorsqu’il s’adressait à Lui :
« Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant, que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande, c’est de vous aimer éternellement.
Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été crucifié pour moi et parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Mon Dieu, faites-moi la grâce de mourir en vous aimant et en sentant que je vous aime. »
AMEN


Furl
Yahoo
Googlize this
Facebook
Wikio